Sansy Kaba note des avancées dans les préparatifs des prochains 72 heures du livre

Publié par : Diané •  article mise à jour : 22 juin 2012
L’organisation pour l’édition 2013 des 72 heures du livre est en bonne marche, c’est ce qu’à souligner le directeur de l’Harmattan Guinée, Sansy Kaba, lors d’une présentation au Centre Culturel Franco Guinéen, a constaté Aminata.com. " Pour mieux organiser la prochaine édition, nous avons jugé utile de nous préparer très tôt. Le comité est à pied d’œuvre pour mobiliser les fonds nécessaires pour une meilleure édition de 2013" a soutenu M. Kaba.

Devant plusieurs invités dont l’écrivain camerounais Eugène Ebodé, prix Yambo Ouologuem, beaucoup des sujets notamment l’avenir du livre devant l’avancée de l’électronique ont été débattus par les participants. Eugène Ebodé a souligné que "la Guinée regorge des grands écrivains talentueux", il a ensuite ajouté que le Guinéen Thierno Monenembo constitue pour lui une "référence" dans l’écriture.

Le camerounais a aussi revenu brièvement sur son roman "Silikani" édité par la maison d’édition Gallimard en 2006. "J’ai voulu rendre hommage à ma maman, je me suis rappelé que pendant mon enfance, ma maman aimé beaucoup chanté la Chanson Silikani qui zaïroise. Je me suis dit d’écrire sur cette histoire d’amour pleine d’émotions pour me souvenir de sa mémoire" a dit Eugène.

"Il y a de cela vingt ans, au moment de quitter ma terre natale, je fus pris d’une excitation et d’une tension où l’impatience de découvrir la France le disputait à l’angoisse de l’exil. J’avais une fiancée, Chilane, mais une autre jeune fille, Silikani, la joyeuse effrontée, hantait mes jours et mes nuits. Pour échapper aux dilemmes amoureux et aux appréhensions qui me submergeaient alors, la musique africaine fut l’un de mes exutoires les plus efficaces..." a-t-il poursuivi.

"J’ai conservé de ces instants le souvenir de rythmes cadencés et apaisants. Ils ont été de formidables digues érigées contre les torrents de l’amertume. On ne danse pas quand on est amer, on s’assoit, on gémit et on pleure." dit-il.

Répondant à une question d’un jeune étudiant, Ahmed Tidjane Cissé a affirmé qu’il faut les efforts de tout le monde pour accompagner la culture guinéenne. "C’est avec une mobilisation de la société qu’on pourrait mieux répandre notre culture. Ce que fait Sansy Kaba est à encourager. Je crois qu’il participe à sa manière au rayonnement de notre culture." ajoute-t-il.

Copyright : Aminata.com

Une image au hasard ...