Théâtre Guinéen : Les trophées, une habitude de la troupe nationale

Publié par : thierno •  article mise à jour : 8 décembre 2012
La participation de la troupe nationale de théâtre de Guinée en novembre dernier à la 4ème édition du Festival International du Théâtre de Bejaia en Algérie, en novembre était un véritable succès. Les comédiens guinéens sont rentrés à Conakry avec beaucoup de distinction. Une très bonne nouvelle certes, pas une première selon la directrice nationale de cette compagnie, Aïcha Deen Magassouba. La salle de spectacle ‘’Taïbou Diallo’’, l’antre du théâtre guinéen qui porte le nom d’une célèbre comédienne décédée il y a quelques années, a servi de cadre à cet entretien.

Prix du meilleur texte, médaille d’honneur à l’auteur, satisfécit pour la contribution remarquable sur les droits de l’homme, telle est la moisson récoltée en Alger par la compagnie nationale de théâtre de Guinée. Avec la pièce, ‘’1789 en Isle de St Louis’’ d’Ahmed Tidiane Cissé, mise en scène par Ibrahima Sory Tounkara.

Mais ce genre de succès, selon la Directrice nationale, est une tradition pour la troupe nationale de théâtre composée de 15 membres dont 5 femmes y compris la directrice. Dans un entretien qu’elle a accordé à votre quotidien culturel en ligne, celle que le plus jeunes appellent ‘’Tanti Magas’’ égraine la liste de quelques succès engrangés par cette troupe dans son passé récent. Plus précisément, depuis sa relance à la demande des autorités de la 2ème république vers les années 90, en remplacement du théâtre populaire dont les prouesses étaient connues de tous, remarque-t-elle.

En guise d’exemple, elle nous informe qu’en 1994, la troupe nationale guinéenne, la première génération poste révolution avait eu le 1er grand prix du festival francophone à Ouagadougou et à Bouaké. Avec la meilleure interprétation masculine à Jean Christophe Briot. C’était avec la pièce ‘’procès au pays des sourds’’ de feu Abdoulaye Fandjé Touré.

Et l’année dernière, au festival international du théâtre d’Alger, ajoute la directrice nationale du théâtre, l’actuelle génération avait raflé le prix du meilleur spectacle avec ‘’l’anniversaire’’, une pièce d’Hardold Pinter, mise en scène par Ibrahima Sory Tounkara toujours.

Et connaître ce succès, un seul secret, à entendre cette femme de théâtre. Le travail peut-on résumer. ‘’Nous répétons du lundi au vendredi, comme nos collègue de l’administration’’, nous confie-t-elle. Quand on a une pièce, on monte le projet et on demande le financement à l’Etat, à travers la direction nationale de la culture. Mais parfois, le financement fait défaut et ‘’Tanti Magas’’ et ses collègues sont obligés de mettre la main à la poche pour l’amour du théâtre et pour la promotion de la culture guinéenne, ajoute-t-elle. En relevant la difficulté que le théâtre national de Guinée a pour obtenir l’appui d’autres bailleurs, car n’ayant pas le statut d’une association.

Pour revenir à l’actualité, présentement, la compagnie nationale de théâtre de Guinée est en pleine répétition, en vue de la restitution de spectacle Bédjaia, informe la Directrice. Une façon de présenter les distinctions reçues en Algérie aux autorités et au public guinéen et aux aînés qui ont tout donné à sa génération et auxquels elle témoigne sa reconnaissance.

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